Ciné-débat à la SAEL
Ciné-débat à la SAEL
Cette séance s’inscrit dans le cadre d’une semaine d’activités nommée "Laïcité, laïcité(s)", créée pour célébrer les 110 ans de la loi de 1905.
"Après avoir été secouée par les attentats de Charlie Hebdo en début d’année, une volonté d’action s’est dessinée au sein de la SAEL, plusieurs personnes
ont rejoint la Commission Laïcité, c’est là que l’idée d’une semaine de laïcité a germé." nous dit-on, très vite relayée par la fédération.
Entre le 7 et le 12 décembre vous avez peut-être eu l’occasion d’assister à: la plantation d’un arbre de la laïcité, un ciné-débat, une pièce de théâtre, un repas citoyen, l’inauguration des locaux de la SAEL, ou l’ouverture de deux expositions : "La laïcité et l’Histoire de l’école publique", et "La Construction des salles de la SAEL".
Le ciné-débat du 9 décembre au cinéma Le Lutétia, à Saint-Herblain, a fait salle comble.
L’amicale avait choisi de montrer Laïcité Inch’Allah de Nadia El Fani, et d’inviter Patrick Mauriéras, Secrétaire Général de la Ligue de l’enseignement, pour animer le débat.
Dès l’introduction faite par le président de l’amicale, Roland Rivière, qui invite à la mobilisation pour organiser de tels événements, le ton est donné: "Nous avons la laïcité à cause de l’Histoire, les guerres de religions… à un moment, on s’est rendu compte qu’on pouvait vivre ensemble peu importe les convictions". "La loi 1905 est une loi d’apaisement" enchaîne Patrick Mauriéras, "nous devons faire vivre la laïcité tout au long de l’année".
Il évoque le parcours de la réalisatrice et celui du film : "Née en 1960 à Paris, elle a plusieurs documentaires à son actif. Le tournage de Laïcité Inch’Allah a commencé en août 2010, avant le renversement de Ben Ali." Et ce ne fut pas un long fleuve tranquille, "une plainte a même été déposée contre elle" ajoute Patrick.
Nadia El Fani s’attaque au 1er article de la constitution tunisienne qui fait de l’Islam "la religion du peuple et de l’Etat". Elle explique la difficulté de s’exprimer dans un Etat réglé par la religion, qu’elle souhaiterait laïque. La voix du peuple s’accorde à la sienne, sous sa caméra naît la révolte des tunisiens : c’est le début du printemps arabe. La population manifeste son désir de libertés et de démocratie.
Avant la projection, deux Herblinois nous ont confié : "La laïcité permet la plus grande tolérance, (…) quand elle est bien comprise, elle permet à toutes et tous de s’épanouir sans absolument penser qu’on est dans LA vérité unique. Elle permet l’échange avec d’autres cultures, à égalité". Dans leur témoignage on retrouve les valeurs défendues par le film.
A l’issue de la séance, une personne demande si la laïcité existe dans d’autres pays et une mère d’élève souligne la difficulté d’aborder ce thème dans les écoles, pour les enseignants. Au-delà d’un public convaincu, reste à toucher celles et ceux pour qui ce principe divise plutôt que rassemble. La commission laïcité de l’amicale s’y attelle…
Pour plus d’informations sur les activités de l’Amicale :
Le site de l’amicale : http://sael.pagesperso-orange.fr/
Pour en savoir plus sur le film et la réalisatrice :
Le site de la boîte de distribution du film : http://www.jour2fete.com/index.php/films/32-laicite-inch-allah
Interview de Nadia El Fani par Jeune Afrique autour de la polémique que son film a soulevé : http://www.jeuneafrique.com/190018/societe/nadia-el-fani-la-bataille-de-la-laecit-m-rite-d-tre-men-e/
Interview de Nadia El Fani après les attentats du musée du Bardo en Tunisie, par La Tribune de Genève :
http://www.tdg.ch/monde/tunisie-chimiotherapie-longue-guerir-cancer-integriste/story/14277316


Site réalisé par